Aimer c'est souffrir. Si quelqu'un te dit l'inverse, c'est qu'il essaie de te vendre quelque chose.

 ♠Aimer c'est souffrir.  ♠ Si quelqu'un te dit l'inverse, c'est qu'il essaie de te vendre quelque chose.♠

Prologue
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____On m'a toujours dit que l'amour était le plus beau des sentiments. Un sentiment inégalable et unique, une perfection, un bonheur inestimable. Mais toutes ces personnes ne font que se voiler la face. L'amour n'est pas du tout ce que l'on croit, ni ce que l'on pense. Ce n'est qu'un sentiment douloureux et une sensation inexplicable. Bien trop mystérieuse à mon goût. Il suffit de quelques mots, de quelques gestes pour se prendre un compas et s'ouvrir les poignets. Juste quelques mots pour être marqué à vie. Quelques mots pour avoir la sensation de n'être rien. De ne jamais rien réussir. De se sentir minable et incompétent. L'amour ne fait que conduire à la haine et au désespoir. Je crois que si je devais choisir un mot pour la définir je prendrais le mot "souffrance". Et je ne suis même sûr pas que ce soit assez fort. Sûrement la réalité de ce mot. Une putain de réalité. L'amour, l'amour; sûrement le sentiment le plus mystérieux qu'il existe. Le plus incertain, et le plus incompréhensible. Dans toutes les histoires on nous parle d'amour. Tous les films ont leur séquence "eau de rose". Amour, amour, amour... De quoi en faire une overdose. Moi il me fait pitié et me répugne. Je ne compte pas vous parlez d'amour, et encore moins l'associé avec un adjectif mélioratif. Les histoires comme ça sont bonnes pour la généralité, la routine. Et tout le monde sait que la routine, c'est lassant.


3 commentaires sur le dernier chapitre
pour être prévenue. Amicalement, Fanny.


A DESIRE
BOOKstory
FIRST SN0W

# Posté le lundi 26 janvier 2009 09:03

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 16:36

Chapitre Un. Solitude

♠Chapitre Un.   ♠ Solitude♠

Solitude : Situation d'une personne qui est seule, de façon momentanée ou durable.
______________________


____Allongée sur mon lit, je songeai. Je n'avais pas tellement de sujet précis. Selon mes émotions du moment je me posais diverses questions. J'arrivai à la fin de mon adolescence et je sentais que j'avais évolué, pris de la maturité. Peut-être même un peu plus que les autres, je ne savais pas. Il devait être cinq heures du matin, ou même un peu plus. Je me levai maladroitement cherchant à tâtons mon portable pour faire source de lumière. Ayant l'objet à la main, je me dirigeai vers la fenêtre, zigzaguant à travers mes affaires éparpillées au sol. J'ouvris celle-ci et regardai le ciel étoilé. Il faisait froid et sombre cette nuit là. L'hiver approché à grand pas. Rien que l'idée de porter un manteau et une écharpe me fit des frissons. Je n'aime pas la froideur. Le cadran affichait cinq heures quatorze. Il me restait une heure avant de me préparer pour le lycée. Je farfouillai dans mon tiroir et dénichai un calepin vierge. J'attrapai un crayon Bic au passage, et commença quelques croquis de la ville endormie. Depuis quelque temps je n'arrive pas à tenir plus de six heures allongée dans mon lit. Je m'oblige ainsi à me consacrer du temps pour lire, dessiner, écouter de la musique, et cætera. Une heure passa et je décidai qu'il était temps de me vêtir. Je saisis un simple jean droit ainsi qu'un pull gris en V sous lequel je rajouterais un débardeur blanc. J'aimais la simplicité et avait horreur de l'extravagance. Tout était dans la manière d'être et l'aisance. Enfin prête, j'optai pour une paire d'escarpin gris vernis ainsi qu'un blouson léger de la même teinte. On se trouvait au mois de novembre, et les températures étaient aux alentours des dix degrés. Je dois dire que je n'avais pas trop à me plaindre du thermostat de Seattle. On atteignait rarement des mesures négatives. Bien enveloppée je descendis les marches une à une de peur de tomber, pris mon sac et parti sans déjeuner - comme à mon habitude. Une légère brise chatouillait mes cheveux bruns. Près d'une demi heure plus tard, j'aperçu les portes de l'établissement. Quelques voitures étaient déjà garées, et plusieurs élèves discutaient un peu partout, attendant l'ouverture des bâtiments. Une BMW noire familière passa près de moi et klaxonna. En peu de temps le véhicule fut garé devant l'entrée et les trois passagers m'attendirent sur les marches. J'accélérai légèrement, contente de les retrouver.

__- Salut Olivia, lança Declan, le conducteur.
__- Salut, répondis-je avec un sourire.
__- Qu'est-ce que tu fiches à pied ? demanda Esther.
__- Ma voiture est tombée en panne pendant le week-end donc je n'ai pas eu d'autre choix.
__- Tu aurais du nous appeler on serait venu te chercher avec plaisir.
__- Merci.
__- En même temps vu l'engin que tu avais ne t'étonne pas qu'il t'ait lâché.
Nous rîmes de bon c½ur.
__- Carter je ne t'autorise pas à te moquer de ma vieille Renault.
__- Bleue en plus. Dans le genre discrétion je dois avouer que tu as fait fort, me taquina-t-il.
__- J'aime bien le bleu. C'est tout.

____La sonnerie retentit et nous nous dirigeâmes vers nos cours respectifs. Je commençais la journée par anglais. Une bonne prof, débordante d'énergie, c'était le cas de le dire. Aujourd'hui elle nous fit cour sur l'histoire anglaise. Ce qui m'intéressait peu. La matinée me parut une éternité. Les cours défilaient lentement. Trop à mon gout. L'heure du déjeuner arriva enfin. J'entrai dans le self, remplit mon plateau et rejoignit ma tablée. Installée entre Lesley et Eileen, je me trouvais au centre de toutes les conversations. D'un côté nous avions les filles – Lesley, Eileen et Esther – qui causaient sur la nouvelle collection Prada et de l'autre les garçons – Declan, Carter, Layton et Campbell - pariant sur la prochaine victoire des Mariners. Je dois dire que côté baseball ... Je n'assurais pas du tout. Je décidai donc de me concentrai sur mon repas - pas d'humeur à écouter les nouveaux escarpins rose pétants et tout le toutim - bien qu'il ne fut pas fameux, du tout. La pièce était remplie, l'horloge indiquait midi et demie passé. Je regardai l'assemblée. Je pourrais être capable de mettre un nom sur chaque visage, ou presque. L'établissement devait accueillir environ sept cent élèves mais en côtoyant certains depuis plus de cinq ans j'avais plus de facilité. Nous nous levâmes dans moins de dix minutes j'avais cour de biologie. Rien de très passionnant. La sonnerie retentit et je m'assis à ma place habituelle, le fond de la classe. J'étais en compagnie d'Eileen pour ce cours. Mr Bescher nous expliqua qu'il partirait bientôt en stage et qu'il sera remplaçai par un stagiaire qu'il nous présentera sous peu. La nouvelle ne me fis ni chaud ni froid. Je détestais la biologie. Contrairement à la matinée, l'après-midi passa à une vitesse époustouflante. Je descendis les marche et sentis une main m'attrapais le poignet.

__- Olivia attend.
Je me retournai intriguait par cette voix que je ne réussi pas à reconnaître.
__- Oh Layton, dis-je surprise, tu veux quelque chose ?
__- Euh enfaite je voulais savoir si tu voulais que je te ramène ? dit-il l'air gêné.
__- Oui. Merci beaucoup.
____Je m'efforçai de sourire, faiblement. Nos relations étaient un peu « tendues ». Nous étions sortis brièvement ensemble une soirée puis j'avais préféré y mettre fin. Je tenais à notre amitié et je ne suis pas le genre de femme à m'attacher. L'amour et moi c'est bien incompatible. Je ne voulais pas le faire souffrir. Il m'ouvrit la porte de son coupé tel un gentleman et la referma une fois que je fus assise. Il s'installa et démarra à toute vitesse. Il avait une main sur le volant et une autre qui tripotait la radio, cherchant délibérément une station convenable.
__- Alors ta journée ?
__- Ça c'est bien passé. Sans plus quoi. Et toi ?
__- La routine.
Le son d'Oasis brisa le silence qui commençait à s'installer. J'augmentai le volume.
__- Tu aimes cette chanson ? demanda-t-il en me regardant avec ses yeux émeraudes.
__- Et comment.
Je ne pouvais détacher mes yeux de son regard envoutant. Il mit sa main libre sur ma cuisse. J'essayai de trouver une solution pour le repoussé sans qu'il soit vexé.
__- Je ne suis pas sure que ça soit une bonne idée.
Je détournai mon regard, impossible de lui résisté quand il me regardé comme ça.
__- Écoute 0livia, il prit une voix douce, je n'arrête pas de penser à toi. Tu m'obsède.
__- Je préfère qu'on reste amis.
__- Ça ne me suffit plus.
__- Je suis désolée c'est tout ce que j'ai à t'offrir.
Ma voix sonnait faux.
__- Je ne te plais pas ?
__- Arrête tu sais très bien que ce n'est pas ça.
__- Quoi alors ? sa voix était pleine d'espérance et d'amertume.
__- Je ne m'attache pas aux personnes. Je suis du genre solitaire. Mon caractère est insupportable et moi avec. Je suis une fille qui aime la liberté, sans attachement. Je tiens à toi et je ne supporterais pas de te faire souffrir.
Son regard parut soudain ... livide. J'eus de la peine pour lui. Le coupé s'arrêta, nous étions arrivées.
__- Merci, dis-je avant de lui déposé un léger baiser sur la joue.
____J'ouvris la portière et sortis, mélancolique. Je ne supportais pas faire de la peine à ceux que j'aimais, et pourtant j'y étais souvent obligé.

______________________


Les idées fusent de partout. Je suis assez fière de moi sur ce coup là.
Donc il n'y aura pas de "cast". Les personnages sont tous fictifs. Les
descriptions arriveront au fur et à mesure. Laissez-moi vos impressions.
Et 3 commentaires pour être prévenue, bonne soirée !
Bisous, fanny.

# Posté le lundi 26 janvier 2009 10:02

Modifié le samedi 21 novembre 2009 12:12

____J'ouvris la porte d'entrée maladroitement et jetai les clefs sur le comptoir de la cuisine. Je ne suis qu'une sotte, me répétais-je. Une sotte uniquement capable de causer du souci autour d'elle. Je ne pourrais pas accomplir un acte de bravoure pour une fois et faire preuve d'un peu plus de courage ? Non, décidément je crois que cela dépasse toutes mes capacités. Pourquoi fallait-il que le garçon à qui je tenais le plus – en temps qu'amis – n'éprouve pas les mêmes sentiments que moi ? N'étais-ce pas facile qu'il puisse m'aimer comme je le faisais en retour ? « Cela ne me suffit plus ». Il avait employé un ton quelque peu agacé, peut-être même irrité et blessé. Je me laissai tomber sur le sofa, déboussolée et dégoutée de moi-même. Une vois douce et familière me sortit de mes pensées.

__- Chérie je suis rentrée, criait ma maternelle du hall.
__- Je suis dans le salon, en lui répondant sur le même ton.
__- Bonne journée ?
__- Quasiment semblable aux semaines précédentes, ma voix sonnait délibérément faux, et toi ? Essayant à tout prix d'éviter les sujets amour et tout le reste.
__- Boulot, boulot, boulot, répondit-elle fatiguée.
__- Bon je monte faire mes devoirs et me prendre une douche.
__- Très bien, ne reste pas trop longtemps sous la douche, histoire de laisser de l'eau chaude aux autres membres de la famille.
__- J'eus un léger rire, compte sur moi maman !

____Je m'enfermai dans ma chambre et me mis au travaille. Environ une heure plus tard je me trouvais sous l'eau, bouillante. Je ne sais pourquoi mais cela m'apportais du réconfort. Sentir cette chaleur sur tout mon corps. Je n'aimais pas la froideur. Dans tous les sens du terme. Que se soit celle d'une personne ou même le climat. Il n'y a que la douceur de la nuit que j'appréciais. Sentir cette légère brise, caressant mes cheveux et me fouettant le visage. Ceci était agréable, mais se geler toute la journée avoir les chaussures remplis de neige atteignant mes pieds qui se congelaient au fur et à mesure. J'eus des frissons rien qu'a cette idée. Je me séchai le plus vite possible et enfilai un pyjama long, idéal pour le début hivernal. Je descendis reniflant l'odeur de pâtes à la sauce tomate. Mon père étant rentré nous pûmes passer à table et se fut un pur délice culinaire. Ma mère avait une sorte de sixième sens en matière de cuisine, et ce n'était pas pour me déplaire. Le repas finit, la table débarrassée et la vaisselle propre, je montai presque à reculons. J'appréhendais la nuit, je la redoutais d'une certaine façon. Pour moi dormir n'était qu'une perte de temps. Si l'on y réfléchissait bien, toutes les choses que l'on a pas pu faire dans la journée, manque de temps ou certaines choses ayant plus de priorité, et bien pourquoi ne pas les faire pendant la nuit ? C'est vrai, au lieu de toujours repousser pour qu'au final ça traine. Alors je triche un peu, j'essaye de réduire mon besoin de sommeil. Tout ça paraît tellement inutile et sans intérêt. C'est le seul moment que j'ai trouvé pour profiter de mes passions. Tel que le dessin ou bien la musique... Je retarde de plus en plus l'échéance, l'heure ou je vais devoir me retrouver seule, dans mon lit. Parce que le manque de temps n'est pas la seule raison qui me pousse à agir ainsi. Je redoute le soir, quand le ciel devient obscure et que le clair de lune apparait. Je redoute ce moment car c'est le seul où je me retrouve seule, face à moi même. Généralement les doutes apparaissent, la tristesse survient ainsi que la mélancolie pour laisser place désespoir et la déception. Certains regrets, je ressens en moi un vide, un vide interminable. Un vide si profond, qui grandit de plus en plus, chaque seconde. La journée, étant entourée, je n'y prête pas attention. Quand la solitude est grande cette douleur s'amplifie, ma respiration devient saccadée et les battements de mon c½ur s'accélèrent de plus en plus. Les larmes s'intensifient et la déprime est totale. Je sombre un peu plus chaque nuit... Et je ne peux pas y échapper. Je meurs, un peu plus chaque jour, à chaque larme versait. Après tout je ne suis plus qu'une âme en peine qui existe sans vivre...

____Après un réveil toujours aussi matinal, je me préparai et partis sans déjeuner, encore une fois. Une légère brise était toujours présente et venait caresser mon visage. J'appréhendais l'idée de me retrouver face à Layton depuis notre conversation d'hier. Le bruit incessant de klaxons me surpris et je fus soulagée d'apercevoir l'identique BMW d'hier matin.
__- Eh bien Olivia, tu es devenue sourde cette nuit ? Sa voix était moqueuse.
__- Non, j'affichai un sourire minime, j'étais dans mes pensées.
Il rit de bon c½ur et sans chercher à en savoir d'avantage il m'ouvrit la portière côté passager.
__- Monte, tu risquerais de tomber malade.

____A l'intérieure je constatai que Ester et Carter s'y trouvait déjà, assis à l'arrière. Ils me saluèrent et nous discutâmes jusqu'à ce que le moteur s'arrête. Je pris le chemin de ma salle d'anglais, essayant d'éviter les regard émeraude que j'aimais tant. Je m'assis à ma place habituelle et soufflai un peu rassurée. La voix autoritaire de ma prof me surprit.
__- Prenez un stylo et rangez tout le reste.
J'exécutai. Elle passa dans les rangs et distribua une feuille, vierge. Elle repartit à son bureau et ne nota qu'une seule et unique phrase sur le tableau. « Vous êtes éperdument amoureux/se ». Je restai tétanisée. Si il y avait bien une chose que je ne supportais pas – outre les brocolis – se fut bien l'amour. Je ne saurai l'expliquer. Après un quart d'heure l'inspiration n'était toujours pas là. Quelques mots n'ayant aucune signification étaient griffonnés puis rayés au brouillon. Les minutes passaient, passaient et rien ne venait. Je décidai qu'il fallait que j'écrive, au moins un mot. J'optai pour « horreur », puis me lançai dans le champ lexical de la souffrance, la douleur le dégout et tout autre chose péjorative. Juste des mots, aucune phrase, aucune liaison, des mots. Uniquement. La sonnerie annonça la fin du cours et je remis ma copie à la jeune femme énergique. Quelque chose ne devait pas tourner rond chez moi. Je suis sure qu'en évoquant le mot « amour » la totalité de ma classe songea au bonheur et à la joie. Au partage. Tandis que moi... Sans commentaire.

______________________


Un chapitre sans grand intérêt.
On peut apercevoir la souffrance d'Olivia et le manque d'un "quelque chose".
Vous en apprenez aussi en peu plus sur son tempérament mais pas encore assez.
Tout ce que je peux vous dire c'est qu'elle est très mystérieuse et que vous n'êtes pas au bout
de vos surprises. En espérant qu'elle vous ai plus.
3 commentaires pour être prévenue, bonne nuit!
Bisous, fanny.

# Posté le samedi 07 février 2009 17:48

Modifié le samedi 21 novembre 2009 12:13

____Afin de sortir de mes songeries, je pris la direction de mon cours suivant d'un pas plus pressé que d'habitude. D'ordinaire les mathématiques m'intéressaient très peu, mais aujourd'hui c'était différent. Aujourd'hui je devais à tout prix fuir un de mes plus proches amis et me remettre en question suite au devoir d'anglais. Suis-je si différente des autres ? Ai-je un problème ? Tant de questions et tellement peu de réponse. Je rentrai en classe et m'installai, soulagée de ne pas l'avoir croiser. Les cours de la matinée passèrent à une allure folle. Bien trop rapide selon moi. Le moment que je redoutais le plus était arrivé. Je pris mon plateau, pris le repas du jour et m'approchai d'un pas le plus lent possible vers ma tablée. Je crois que même une tortue m'aurait dépassé. Le self était blindé. Une fois assise, je regardai autour de moi. Il n'était pas là. Sauvée. Cette fois-ci les filles avaient un autre sujet de conversation: le remplaçant de Mr Bescher.

__- Je vous assure, en dix-sept ans je n'ai jamais vu ça, elle marqua une pause, une pure merveille. Esther semblait fascinée.
__- Oui, mais c'est un prof, donc il est surement beaucoup plus âgé, non ? Contrairement aux deux filles, Eileen paraissait choquée que des premières s'intéressent à un membre de l'éducation nationale.
__- Oh, il doit avoir dans les ... vingt-deux ans.
__- Hum, abordable. Elles me regardèrent d'un air étonné. Ben quoi ? Cinq ans de différence c'est pas la mort. Tout dépend de la maturité.
__- Depuis quand tu t'intéresse aux remplaçants de biologie ? Elle me fit un clin d'½il.
__- Depuis que les remplaçants de biologies sont sexy et que les gars ici ne sont pas encore assez réfléchis.
Une main se posa sur mon épaule.
__- Alors comme ça les garçons ici ne sont pas assez réfléchis ? Son sourire était éclatant. Son regard doux. Je me sentis rougir. Et bien ne te mets pas dans un tel état, Olivia tu sais bien que je blague. Il rit. Alors qui est votre nouvelle victime ?
Les filles s'empressèrent de lui répondre.
__- Mr Brayford, notre remplaçant en biologie. Trop sexy. Esther et moi venons de sortir de son cours. Et là comme tu peux le constater, on fait le compte rendu. N'empêche qu'il a un corps...
__- Lesley évite de baver. Je te rappelle que tu portes ma veste.

Nous rîmes ensemble. Les garçons à côté venaient de finir leur discussion et pendant ce temps Layton s'était installé à mes côtés. Je ne pus rien avaler, même si lui semblait qu'il était passé à autre chose,moi je n'avais pas oublier notre dernière conversation. Je n'écoutai plus rien, trop occupée à inhumer l'odeur de son parfum. Calvin Klein me semble-t-il. Je sentis un souffle sur mon cou, un léger frisson parcourut tout mon corps. Une voix douce me confirma que je n'avais pas rêver.

__- Tu n'as pas touché à ton assiette il chuchotait.
__- Je n'ai pas très faim.
__- Je peux te parler, en privé ?
__- Euh..., les battements de mon c½ur s'intensifièrent, oui.
Il me prit par la main et m'emmena dans un coin moins bruyant.
__- Alors tu as réfléchi suite à notre conversation de la veille ?
__- Écoute, je t'aime beaucoup mais...
__- Il me coupa la parole. Ok, donc tu n'as pas changer d'avis. Tu sais ce que je ressens pour toi et ce que je pense de tout ça. Mais je ne peux plus me satisfaire de notre "amitié".
__- Je suis désolée, j'aimerai vraiment ressentir...
__- Laisse-moi finir s'il te plaît. J'acquiesçai. J'en souffre trop. Te voir, te parler, te toucher en sachant pertinemment que ça en restera là, c'est à la limite du supportable. Je ne peux pas nier que tu vas me manquer, ni que je penserai toujours autant à toi, mais il vaut mieux. C'est pour mon bien.
Il rapprocha sa tête lentement vers la mienne. Je sentais son souffle, mon c½ur ne faisait qu'accélérer. Son nez caressa lentement ma joue et il prit sa voix si douce et masculine.
__- Au revoir Olivia.
Il partit, les mains dans les poches. Quant à moi, je restai pétrifiée, ne sachant que faire. Deux options s'offraient à moi : soit je lui courais après en ayant conscience qu'il faudra que j'assume, soit je respectais sa volonté et restais debout comme une gourde. Après mûre réflexion je pense que je vais opter pour la deuxième option, la plus sage. Être avec moi ne le ferais que plus souffrir.
Plus tard dans l'après-midi je regrettais de ne pas avoir biologie de la journée. Un peu de réconfort ne m'aurai pas fait de mal. Les cours finis, je pris le chemin du retour. La nuit tombée de plus en plus tôt. Vivement que ma Renault soit enfin réparée. Une fois rentrée, je fis mes devoirs, mis la table pour mes parents et monta dans ma chambre. Je n'avais envie de rien. Comme ces derniers temps en faite... Cette sensation d'être vide alors que j'ai tout pour être heureuse. Je pris une douche, et pris la lecture de "Orgueil et préjugés". Je m'endormie aux alentours des deux heures du matin après avoir programmé mon réveil à cinq heures. Redoutant demain, redoutant le futur.

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Désolée pour ce retard. J'ai quelques problèmes personnels en ce moment. Rien de très important. Je voudrais vous remercier, parce que j'ai souvent été habitué à plus de cent commentaires et ici j'arrive aux environs des cinquante. Mais vos impressions, vos commentaires me touchent beaucoup plus que des milliers qui n'ont pas pris le temps de lire ou même de m'exprimer leur sentiment. Alors merci.
Et 3 commentaires pour être prévenue, bonne semaine !
Bisous, fanny.

# Posté le dimanche 08 mars 2009 12:29

Modifié le samedi 21 novembre 2009 12:14

____Le week-end arriva à une allure folle. Les cours s'étaient enchaînés et je n'ai rien vu passé.
____Chaque heure avait été destinée à Layton... Ses lèvres, son parfum enivrant, ses mains tendues en ma direction. Mais surtout son dernier souffle, ses dernières paroles et sa démarche élégante et sure d'elle-même. Ces pensées me revenaient sans cesse, empêchant ma concentration. Mon professeur d'anglais avait demandé a me voir à la fin du cours pour parler de ma dissertation. Décevant. Je savais que mon travail était décevant peut-être même surprenant. J'en avais conscience, mais l'entendre de ma prof principale me tracassait. Contre toutes attentes elle fut assez "fière" de moi. De la fierté ? Mon travail est original ainsi que la rédaction. J'expose mon point de vue et défend mes idées en n'employant que des mots. Ce qui nécessite une donnée de vocabulaire importante. En bref, elle aimait et était satisfaite. Par la suite elle essaya de se renseigner sur les raisons de sentiments vis à vis de l'amour et je lui répondis que je n'en avais aucune idée. Que l'inspiration ne mettait venue qu'au bout de longues minutes et que je retranscrivais mes pensées instantanées. Sans me soucier du sens qu'elles avaient ni de la tournure qu'elles prenaient. Elle me félicita et me laissa rejoindre mes camarades déjà avancés pour le cours suivant. Je n'arriva pas à penser à autre chose que Layton ... encore. Sauf à une heure précise. Il n'y a qu'un seul cours où je n'ai pas eu une seule pensée de son corps - Sublime. Je précise. - Se fut en heure de biologie, bien que j'en ai horreur. Celle-ci fut dès plus divertissant et intéressant depuis l'année où l'on nous enseigner la reproduction. - Qui n'a jamais était intéressé par ce sujet là ? - Encore plus que l'idée que je m'en était faites, le remplaçant était hyper-sexy. Et en effet je n'en avait pas de tel depuis l'âge de mes 14ans. - Un jeune homme brun qui passait dans la rue. Il était plutôt ordinaire mais avait une certaine classe et un regard a coupé le souffle. Celui-ci me le rappelait, en quelques sortes. Surement à cause de cette assurance, ce regard séducteur et cette virilité. Je crois que pour chaque esprit féminin la virilité est compris comme un fantasme ou même un critère. Enfin passons - Cet homme avait réussi à me faire oublier l'odeur de Layton. C'est dans des moments comme celui-ci où je suis prise pour une folle. "Regarde la vérité en face Olivia ! Il t'aime et toi tu parles de lui dès que tu peux ouvrir la bouge. Alors ouvre les yeux ! Fonce !". Connaissez-vous le mot impossibilité ? Incapacité ? Impuissance ? Et bien c'est exactement cela. Je ne peux pas l'aimer. Je ne peux rien lui apporter. Pourquoi ? pourquoi ... Parce que ! Je suis incapable d'aimer. Je suis incapable de dire "Je t'aime". Je suis incapable de procurer du bonheur à une autre personne que moi-même. Je suis assez sauvage et solitaire. Malheureusement comme toute fille de mon âge j'ai des besoins d'affection et de tendresse. Il n'y a qu'un seul moyen de combler ce besoin sans faire souffrir mon entourage : être avec quelqu'un d'inconnu pour qui je n'ai aucune sympathie, aucune conversation, aucune affinité. Nous ne nous connaissons pas et c'est bien mieux ainsi. Je sais c'est pathétique. Mais dans ce cas ci qui souffre ? Moi. Moi et moi seule... C'est bien mieux comme ça. Je suppose.
____Nous sommes samedi soir et je m'apprête à aller à une fête d'une vielle amie. Mise à part elle, je ne connais personne et personne ne me connaît. C'est idéal.
__- Olive !
__- Je souriais, Séléna combien de fois vais-je devoir te dire de...
__- Ne pas t'appeler ainsi, je sais. Elle souri à son tour. Comment tu vas ? Ca fait un petit moment que je ne t'ai pas revue.
__- Et bien que dire. Comme d'habitude. Le monde continue de tourner.
__- Toujours pas décider à te caser à ce que je vois. Elle me fit un clin d'oeil.
__- Toujours pas.
__- Il te suffira de trouver le bon. J'en suis sure
__- Je ris nerveusement. Je n'en suis pas aussi sure. Et le pire c'est que je ne le désire même pas.
__- Sottises ! Tu verras bien. Une fois que tu le trouveras, tu sauras. Un garçon comme ça de temps en temps ne te combleras pas.
__- Pour l'instant je n'éprouve pas le besoin de d'avantage. Cela me convient.
__- Pour l'instant... Bon trêve de bavardage ! Et si nous allions boire un cou ?
__- Avec plaisir !

____Nous partîmes bras dessus bras dessous. Comme au bon vieux temps. Ce temps où je ne faisais que rire. Ce temps où j'étais épanouie. Ce temps où je ne me sentais pas si seule. Solitude.


" Tout le monde me délaisse,
Oubliée, abandonnée, mise de côté,
Je ne peux rester ici une nuit de plus. "
Solitude - Evanescence }


______________________


Inexcusable. Impardonnable. Inadmissible. Intolérable. J'ai honte ! Honte de moi ! Honte de mes promesses ! "La suite arrive ce soir". Du vent ! Dire que je suis désolée n'est même pas assez fort. Et pourtant je le suis... J'ai eu une longue et douloureuse période. Le brevet approche et mon orientation est capitale ... Je ne me cherche pas d'excuse je n'en ai pas. Ce chapitre est pitoyable ! Tout comme moi ... Du n'importe quoi. En tout cas voici la fin du premier chapitre intitulé "Solitude". J'ai changé un peu d'idées donc je l'ai renommé. Ensuite j'ai quelques idées assez précises mais d'autre très vague. Mais j'essaye vraiment de m'investir à fond. Je tiens vraiment à tout ça.
MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI ! Et encore rien n'est suffisant. Pendant plus d'une semaine mes visites ont explosé, les commentaires de même et tous aussi gratifiant les uns comme les autres ! Alors ... Piouf ... m e r c i !. Pendant cette petite période "noire" vous avez su me redonner le sourire. Merci encore et encore...

Pour la suite qui est déjà à moitié écrite, je vous laisse jusqu'à la fin de la semaine (dimanche Minuit * Modification car je ne suis pas là ce WE) pour me laisser plus de 100 commentaires. Et si ca sera le cas vous verrez le début du chapitre 2 =D. Qui promet ^^. Je vous réserve quelques -bonnes ?- surprises ;)


Petit + : C'est tout simplement Scandaleux ! Et puis ma Flo

Et 3 commentaires pour être prévenue Courage ! Bientôt la fin des cours !
Bisous, fanny.

# Posté le jeudi 16 avril 2009 18:31

Modifié le samedi 21 novembre 2009 12:14